
Vous vous définissez peut-être comme hypersensible.
Vous ressentez tout plus fort : les émotions, les ambiances, les tensions, les silences.
Et souvent, cette hypersensibilité s’accompagne d’anxiété, de fatigue mentale, d’un sentiment d’être rapidement débordée.
On entend fréquemment que l’hypersensibilité entraîne l’anxiété.
Mais si la relation était plus subtile que cela ?
Et si ce que l’on appelle hypersensibilité était, chez certaines personnes, le signe d’un système nerveux resté en alerte, encore marqué par des expériences non apaisées ?
Dans cet article, je vous propose un autre regard sur le lien entre hypersensibilité et anxiété – un regard plus doux, plus corporel, et surtout porteur d’espoir.
Beaucoup de personnes hypersensibles décrivent :
Cela a conduit à une idée largement répandue :
“Je suis hypersensible, donc je suis anxieuse.”
Pourtant, cette lecture laisse souvent les personnes dans une forme d’impasse.
Car si l’hypersensibilité est vue comme un trait fixe, alors il ne resterait qu’à faire avec.
Or, l’expérience clinique – et corporelle – montre une autre réalité.
Plutôt que de parler d’un trait de personnalité figé, on peut aussi envisager l’hypersensibilité comme une adaptation.
Un système nerveux ayant vécu :
peut apprendre à tout capter, tout anticiper, tout ressentir pour se protéger.
Ce n’est pas une faiblesse.
C’est une stratégie de survie.
Dans ce cadre, l’anxiété n’est pas une pathologie à combattre, mais un signal :
celui d’un système encore mobilisé pour éviter le danger.
Les personnes hypersensibles décrivent souvent :
Cela correspond à un système nerveux qui a appris à fonctionner en hypervigilance.
Ce fonctionnement peut donner l’impression d’être :
Alors qu’en réalité, le corps fait de son mieux pour maintenir un équilibre… avec les moyens dont il dispose à ce moment-là.
Pendant longtemps, je me suis moi-même définie comme hypersensible et anxieuse.
Je pensais que c’était qui j’étais.
Avec le temps, et grâce à un travail corporel et émotionnel — notamment en kinésiologie — j’ai compris autre chose :
mon système n’était pas défaillant, il était en protection.
En apaisant progressivement les charges émotionnelles et les traumas inscrits dans mon corps, quelque chose a changé.
Ma sensibilité est restée… mais elle est devenue souple, vivante, ressource.
Aujourd’hui, je ne me définis plus comme hypersensible ou anxieuse.
Mon système nerveux a retrouvé de la capacité, de la sécurité et de la stabilité.
La question n’est pas de supprimer la sensibilité.
Mais de permettre au corps de sortir du mode survie.
Lorsque le système nerveux retrouve de la sécurité :
Ce processus ne passe pas uniquement par la compréhension mentale.
Il passe par le corps, là où les expériences se sont inscrites.
La kinésiologie est une approche corporelle douce qui permet d’entrer en dialogue avec le corps, sans forcer ni analyser.
Grâce au test musculaire, elle aide à identifier :
Elle permet ensuite de proposer des équilibrations respectueuses du rythme de chacun.
Si vous souhaitez comprendre cette approche, vous pouvez lire l’article : La kinésiologie, c’est quoi ?
L’apaisement de l’hypersensibilité et de l’anxiété passe souvent par plusieurs axes :
J’explique cette vision plus en détail dans cet article : Soigner l’anxiété naturellement
Si vous vous reconnaissez dans ces descriptions, sachez une chose essentielle : vous n’êtes pas “trop”. Votre corps a simplement appris à se protéger.
Se faire accompagner, c’est offrir à son système la possibilité de désapprendre l’alerte permanente, et de retrouver un état plus stable et plus serein.
Et si l’hypersensibilité n’était pas une étiquette définitive, mais une étape ?
Et si l’anxiété était un message, plutôt qu’un défaut ?
En travaillant avec le corps, en respectant le rythme du système nerveux, il est possible de retrouver plus de sécurité intérieure, plus de calme, et une relation apaisée à sa sensibilité.
Si vous souhaitez être accompagnée dans ce chemin, je vous invite à découvrir mes différents accompagnement et à prendre rendez-vous.
Non, l’hypersensibilité ne provoque pas systématiquement de l’anxiété. Chez certaines personnes, ce lien est lié à un système nerveux resté en état d’alerte. Lorsque ce système retrouve plus de sécurité, la sensibilité peut devenir plus stable et moins envahissante.
Oui. En travaillant sur le corps, les émotions et la régulation du système nerveux, il est possible d’apaiser l’anxiété, même lorsque l’on se reconnaît comme hypersensible.
Pour certaines personnes, la sensibilité reste une caractéristique stable. Pour d’autres, elle évolue fortement lorsqu’elles apaisent des stress émotionnels anciens. L’hypersensibilité n’est donc pas toujours un état figé.
Lorsque le système nerveux est en hypervigilance, les émotions peuvent être ressenties plus intensément. Ce fonctionnement est souvent une réponse adaptative à des situations vécues comme insécurisantes.
L’hypersensibilité correspond à une forte réceptivité émotionnelle et sensorielle. L’anxiété, elle, se manifeste par un état de tension ou d’anticipation permanente. Les deux peuvent coexister sans être identiques.
La kinésiologie permet d’identifier et de libérer les stress enregistrés dans le corps. En aidant le système nerveux à retrouver un état de sécurité, elle peut contribuer à diminuer l’anxiété et la surcharge émotionnelle.